Le principe de durabilité nous éclaire sur la place que nous devons accorder à notre Liberté chérie

Faussement libre de nous permettre, au nom du libéralisme, de fermer les yeux sur le fait qu’une part de nos productions nous entre-pollue dans l’espace et dans le temps.

Faussement libre de nous permettre de devenir exponentiellement plus nombreux et de nous auto-autoriser à consommer ce qui nous passe par la tête sans autre limite que nos propres limites économiques, conduisant à subir l’amenuisement des ressources planétaires et de leur partage.

Faussement libre de croire possible que nous pourrons restez indéfiniment si peu solidaires, tant que des enjeux planétaires ne contraignent pas encore l’Humanité de s’unifier.

La seule Liberté à défendre est celle qui nous restera dans une perspective durable, le reste n’est qu’illusion contre-productive de notre Liberté.

Ce qui devrait permettre aux prochains modèles sociétaux de dominer c’est leur capacité à dénoncer et mieux gérer nos « fausses libertés » sans affecter nos « vraies libertés » (qui demeureront, par définition, les seules durables).

D’un côté, le modèle anarchique, s’est intrinsèquement condamné à ne jamais devenir dominant ou durable, ni subsister, par le fait même qu’il s’interdise de dénoncer quoi que ce soit.

De l’autre, les modèles totalitaristes et autoritaristes ne sont pas plus durables : ils négligent toutes nos libertés y compris les vraies libertés au point qu’ils ne peuvent pas avoir la capacité naturelle de dominer. Néanmoins, ils ont la capacité de subsister çà et là artificiellement en usant de la force.

Bien sûr, il convient de trouver le bon équilibre entre ces extrêmes pour trouver le modèle sociétal durable (étant entendu que moins il ne génèrera de laissés pour compte au fur et mesure de son application, plus il pourra être perçu durable).

L’illusion qu’un modèle soit durable peut toujours se produire mais à l’épreuve du temps, on finit par découvrir les trahisons : avec le modèle dominant actuel, nous nous sommes probablement rapprochés de l’équilibre recherché, pouvant nous laisser croire un temps qu’il serait durable, mais nous ne sommes pas encore suffisamment à l’équilibre pour éviter que certaines réalités ne nous rattrapent et nous en satisfaire.

Ce qui pose problème c’est juste que nous n’avons pas osé aller assez loin pour dénoncer et mieux gérer nos « fausses libertés », de crainte d’affecter nos « vraies libertés ». C’est une « erreur de jeunesse » contre-productive : au final ce sont nos « vraie libertés » qui finissent par être menacées, à nous demander si nous sommes aussi « civilisés » que nous avions pu le croire!

Certes nous ne faisons pas exprès de nuire aux autres, nous reconnaissons même avoir conscience que nous nuisons sans le vouloir et que nous avons la volonté de changer les choses. Or, nous ne sommes toujours pas passés à l’action durable pour y remédier car nous n’avons pas clairement relié nos nuisances avec le fait que nous nous étions accordés encore tant de « fausses libertés » !

Il convient désormais de les dénoncer et de les gérer pragmatiquement : la TVA sociétale (voir mes posts précédents) et le projet de sortie de crise économique, environnementale et morale qu’elle sous-tend est une proposition concrète pour évoluer vers un modèle de société, une étape qui trompera beaucoup moins l’Humanité quant à ses vraies libertés et permettra de les lui assurer plus durablement.

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