Notre Monde en situation de survie possède un couteau suisse qu’il n’utilise pas encore

Ceux qui ont lu mes précédents posts auront probablement décelé que ce couteau suisse est la TVA sociétale (j’en rappelle la définition au bas de cet article).

Il s’agit non seulement de l’outil de responsabilisation de la consommation par excellence, (point que j’ai déjà beaucoup développé, je vous renvoie aux post précédents), mais je voudrais maintenant détailler en quoi il est l’outil socle pour une revalorisation du travail en profondeur, durable et indispensable à notre Monde qui, jusqu’ici, a préféré se financiariser à outrance (ce qui nous a conduit en France à plus de  2000 Milliard de dettes et un taux record de chômage!).

J’explique dans un post précédent que la TVA sociétale remplaçant l’actuelle TVA rapportera 70 Milliards de plus de recette annuelle qui serviront donc à nous affranchir du jour au lendemain et en priorité de 40 Milliards d’euros rackettés sur le dos des travailleurs via des impôts directs. On ose encore leur fait payer sur les revenus de leur travail les rendant de fait sur-contribuables (comme s’il était négligé que leur travail représente en soi une forte contribution pour la nation puisqu’il participe au PIB!). A cet égard, j’ai déjà longuement expliqué en quoi rendre l’argent aux travailleurs participerait de la revalorisation du travail et de la sortie progressive de crise économique (par réinjection d’une partie de ces revenus dans l’économie et rendant le travail plus attractif) et morale puisqu’on mettrait enfin un terme à l’un de plus gros racket de tous les temps!

Mais, par ce nouveau post, je tiens plus à développer le fait que cet outil va permettre également d’apporter à chaque individu l’information nécessaire (qu’il ignore encore ou dont il est volontairement désinformé, notamment par le pouvoir économique des lobbys) pour revaloriser son travail. Or, le travail reste la clef garantissant que le peuple garde sa souveraineté (son pouvoir permanent face au pouvoir provisoire qu’il délègue à ses représentants politiques): il en va de notre dignité voire du salut de l’humanité par son travail. A ce titre, il convient de redoubler de vigilance pour nous assurer que le travail soit correctement revalorisé.

Le travail est censé répondre à nos besoins réels, pour un monde durable. Le superflux, les productions nuisibles nous entrainent au contraire dans une impasse, que le Monde ne pourra plus gérer à terme. De même, lorsqu’il s’exerce dans des conditions ou de manières elle-mêmes contraires à nos besoins (l’esclavagisme moderne existe encore malheureusement, comme par le passé….souvenez-vous, à l’extrême, de l’horrible slogan que les nazis mentionnaient à l’entrée de leur camps « le travail vous libère » !)? Est-ce qu’il s’agit encore de travail, ainsi qualifiable? A ces problématiques, la TVA sociétale apporte ses réponses. Elle n’est pas liberticide au contraire elle nous protège des fausses libertés invoquées par le monde libéral borderline presque totalitaire dans certain cas (je pense entre autres scandales à l’affaire Kerviel, ou comment ce monde dit libéral est capable de réclamer à un seul travailleur, 4,9 Millions d’€ au mépris de toute humanité dans cette affaire : si çà ne s’apparente pas à du fascisme, cela est une injure à l’Humanité), qui nous amène progressivement à l’alienation.

La TVA sociétale est censée qualifier le travail qui est nécessaire pour produire. Elle est donc censée rapportée aux consommateurs les informations qui leur seront nécessaires pour déterminer par eux-même si telle ou telle production répond réellement à leurs besoins ou, si au contraire elle représente une menace à terme pour leur intérêts. Elle donne une indication sur la priorités des besoins que la production couvre (besoins fondamentaux ou au contraire superflux). Par conséquent, elle nous guide en nous disant si sa consommation mérite d’être encouragée ou pas! Libre à chacun de consommer ou pas. Elle fait levier sur les producteurs pour qu’ils prennent plus en compte les préoccupations sociétales. Ils pourront faire valoir auprès de l’administration que leur production mérite une meilleure classe de TVA sociétale : à eux d’en faire la démonstration. Une base de donnée citoyenne pourrait être d’utilité publique pour aider aux débats autour de la classification des produits.

A l’instar de ce que fait déjà l’initiative du Groupe Leclerc consoresponsable.com, des laboratoires et des experts seront au service de nos concitoyens pour les éclairer comme pour éclairer nos politiques sur des secteurs entiers d’activité à réorganiser.Voici un exemple pour le secteur agricole : ici

Nous passerons de l’amateurisme de la plupart de nos politiciens et du dictat des lobbys dont la vision se réduit au « tout pour la rentabilité », négligeant le long terme (pourtant censé bénéficier au plus grand nombre) aux profits de simples minorités (toujours plus riches qui dans pour la plupart ne partagent pas et gâchent de surcroît), à un monde qui fera valoir l’expertise pour valoriser le travail à vraie valeur ajoutée et nous prémunir du matraquage des lobbys et de leur abus de faiblesse et du « travail-caniveau » (au nom de quelle liberté doit-on ne pas se soucier que le superflux fasse souvent plus d’émules que l’essentiel : en particulier je constate tous ces jeunes, bardés de piercing, de tatouages, de fringues de marques, la cigarette au bec, les écouteurs sur les oreilles, et qui n’ont même pas encore travaillés et je me dis que nous avons intérêt à réagir vite). Les gens doivent travailler mais pas pour faire n’importe quoi, la société doit guider, encourager ce qui doit être dans son intérêt et décourager les impasses, nous orienter à produire (et consommer) en priorité pour de vrais besoins dans de vraies conditions de travail (plus souple en tout cas qu’un carcan à 35h qui ne laisse que trop difficilement la liberté de travailler plus si on le désire : voir mon post précédent sur les 35h).

Pour conclure :

par cet outil, accordons à notre Avenir une plus grande place à la qualité de notre Travail par l’objectivité de l’analyse de bon sens voire scientifique si possible. Nous ne sommes pas obligés de continuer à gober des insanités en tout genres pour des profits non partagés et qui, sans cela, nous conduiront malheureusement à une catastrophe tout aussi scientifiquement prévisible.

PS : juste en rappel, la TVA sociétale a été définie par A. Bazot Président de l’association des consommateurs UFC-Que-Choisir comme étant une modulation des taux de TVA en fonction de l’intérêt sanitaire ou écologique des produits. En renchérissant les seuls produits nocifs, de pur confort, luxueux, ou provenant de conditions sociales non équitables,  la TVA sociétale permettrait de concilier objectifs de redressement des comptes publics et consommation responsable. Le taux de TVA sociétale d’un produit est la résultante d’un ensemble de composantes qui permettent d’évaluer l’impact de la consommation de ce produit sur l’environnement sociétal.

J’ajoute qu’elle doit remplacer la TVA actuelle et permettre la suppression des impôts sur les revenus du travail pour les classes populaires et moyennes.

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